Fatigue surrénale : d'où viennent les quatre phases

Par Isabelle Auger, naturopathe et praticienne en biorésonance sur le Bassin d’Arcachon ·

En résumé : le modèle en quatre phases de la « fatigue surrénale » décrit un parcours que beaucoup de gens reconnaissent, du coup de fouet des débuts jusqu’à l’épuisement. Il vient des travaux de Hans Selye sur le stress prolongé, publiés dans Nature en 1936, et il a été nommé ainsi en 1998. C’est une bonne grille pour se repérer. Ce qu’elle ne dit pas, c’est d’où vient votre fatigue à vous, et c’est précisément ce qu’on cherche ensemble en consultation.

D’où viennent les quatre phases

Si vous avez cherché « fatigue surrénale », vous avez trouvé un tableau en plusieurs stades : alarme, résistance, épuisement, parfois un quatrième. Beaucoup de gens s’y reconnaissent tout de suite, et il y a une raison à ça.

Ce modèle descend d’un travail sérieux. Le 4 juillet 1936, Hans Selye, du département de biochimie de l’université McGill à Montréal, publie dans Nature une lettre d’une demi-page. Il y décrit ce qu’il observe chez des rats soumis à des agressions sans rapport les unes avec les autres : froid, blessure chirurgicale, effort musculaire forcé. À chaque fois la même réaction en trois temps. Alarme, résistance, épuisement. Il propose de l’appeler le syndrome général d’adaptation, et c’est resté la base de tout ce qu’on sait du stress prolongé.

L’expression « fatigue surrénale » arrive plus tard. En 1998, James Wilson, chiropracteur et naturopathe, reprend ces stades pour décrire ce qu’il voit chez les personnes épuisées et en ajoute un quatrième. Le terme rencontre un succès considérable, parce qu’il nomme quelque chose de très concret.

Depuis, chaque auteur affine à sa façon : certains décrivent trois phases, d’autres quatre, et le découpage change d’un livre à l’autre. Ces variations disent bien ce dont il s’agit. Une manière de raconter un parcours, qui s’ajuste selon l’expérience de celui qui l’écrit.

Ce que ce modèle décrit bien

Il décrit une situation que je retrouve presque chaque semaine au cabinet. Des mois de tension tenus à bout de bras, puis une fatigue que le repos ne répare plus, et l’impression d’avoir donné tout ce qu’on avait. Les gens m’en parlent souvent en disant « enfin quelqu’un a mis un mot dessus ».

Cette expérience est réelle, et ses mécanismes sont bien connus. Le stress prolongé dérègle le rythme du cortisol sur la journée, dégrade le sommeil, désorganise les repas, fait tomber l’activité physique. Cet enchaînement suffit à installer un épuisement durable.

C’est là que je trouve la marge de manœuvre. Sur le rythme, sur le terrain, sur ce que le corps a encore en réserve, il y a beaucoup à faire, et souvent plus vite qu’on ne l’imagine.

Ce que je dis à mes clients, c’est que ce mot est un bon point de départ et un mauvais point d’arrivée. Il décrit bien ce que vous vivez. Il ne dit pas d’où ça vient chez vous, et c’est cette question-là qui change ce qu’on va faire ensemble.

Ce que je regarde quand quelqu’un arrive avec cette fatigue

Ma consultation dure une heure et demie, et elle combine trois choses qui, prises séparément, ne diraient pas grand-chose. C’est leur recoupement qui donne la lecture.

L’entretien, d’abord, et il est long. Depuis quand, dans quel ordre, ce qui a changé dans votre vie à ce moment-là, ce que vous mangez, comment vous dormez, ce que vous avez déjà essayé. Une fatigue apparue trois mois après un déménagement ne se travaille pas comme une fatigue installée depuis une grossesse ou un deuil. C’est souvent ce temps-là qui éclaire tout le reste, et c’est pour ça que je ne le compresse pas. C’est aussi là que je repère ce qui appelle une prise de sang : fer, thyroïde, vitamine D se vérifient en une ordonnance, et il vaut mieux le savoir avant de construire un plan.

Le bilan de biorésonance, ensuite. Il est compris dans la consultation, et il m’apporte un angle que l’entretien seul ne donne pas : où le terrain est le plus sollicité, par quoi commencer, ce qui peut attendre. Sur une fatigue installée depuis des mois, c’est souvent lui qui départage deux pistes que la conversation laissait à égalité. Le bilan est suivi d’un temps de rééquilibrage : l’appareil renvoie des fréquences choisies d’après ce qu’il a relevé, dans la même position, sans rien à faire de plus.

La micronutrition, enfin, pour agir. J’ai passé sept ans en micronutrition, aux côtés des laboratoires COPMED. Ça change deux choses : je regarde d’abord ce que vous prenez déjà, parce que la plupart des gens épuisés arrivent avec une étagère de flacons dont la moitié fait doublon, et je ne recommande que ce qui a une raison d’être dans votre situation précise. Le reste du plan porte sur le sommeil, les rythmes et l’alimentation, avec un point de suivi trois à quatre semaines plus tard, parce qu’un plan qu’on ne réajuste jamais est un plan qu’on abandonne.

Pour les périodes où le stress a laissé quelque chose qui ne passe pas, un soin énergétique apporte souvent la respiration qui manque. Il se fait en cabinet ou à distance.

Poser un diagnostic n’est pas mon métier. Le mien commence juste après : comprendre pourquoi votre organisme s’est mis dans cet état, et remettre les choses en place une par une.

« Je suis plutôt cartésien de nature. Depuis plusieurs mois, je traversais une très longue période de fatigue… J’ai été bluffé par sa technique, et surtout par l’étendue de ses connaissances. C’était comme si tout devenait clair et logique… »

— Jean-Louis Therre, Loire-Atlantique

Par où commencer

Si vous vous reconnaissez dans ce tableau, le plus simple est de m’appeler. Le premier échange téléphonique est offert : un quart d’heure suffit à cerner ce qui vous arrive et à vous dire par quoi commencer.

En attendant, notez pendant une semaine à quelle heure vous vous couchez, à quelle heure vous vous levez, et ce que vous mangez le matin. Ces trois lignes en disent souvent plus que tout ce qu’on croit se rappeler, et c’est par là qu’on commence l’entretien.

Le détail de la démarche est sur ma page naturopathie. Si c’est le mécanisme du cortisol qui vous intéresse, son rythme sur vingt-quatre heures et les leviers pour le remettre d’aplomb, cet article lui est consacré.

À retenir

Les quatre phases viennent des travaux de Selye sur le stress prolongé, reprises sous ce nom en 1998, et leur découpage varie d’un auteur à l’autre : c’est une grille pour se repérer, pas un verdict. Ce qui change la suite, c’est ce qu’on trouve chez vous, et c’est tout l’objet du premier rendez-vous : l’entretien pour l’histoire, la biorésonance pour l’angle qui manque, la micronutrition pour agir.

Source : Selye H., « A Syndrome produced by Diverse Nocuous Agents », Nature, 1936.

Questions fréquentes

D'où vient l'expression « fatigue surrénale » ?

Elle a été proposée en 1998 par James Wilson, chiropracteur et naturopathe, à partir des travaux de Hans Selye sur le stress prolongé publiés dès 1936. Elle s'est diffusée vite parce qu'elle met un mot sur un état que beaucoup de gens vivent sans arriver à le nommer.

Comment se passe le premier rendez-vous ?

Il dure une heure et demie. On reprend votre histoire en détail, je fais un bilan de biorésonance complet, et vous repartez avec un plan écrit. On refait le point trois à quatre semaines plus tard pour ajuster ce qui doit l'être.

Les compléments pour soutenir les surrénales, bonne idée ?

Cela dépend de ce qu'il y a dedans, et c'est rarement écrit clairement. Certains contiennent des hormones surrénaliennes, qui peuvent mettre vos propres glandes au repos. Apportez-moi les boîtes au premier rendez-vous, on regarde ensemble ce qu'elles contiennent et ce qui fait doublon.

Combien de temps avant de sentir une différence ?

Comptez six à huit semaines pour voir bouger le sommeil quand les repères sont tenus régulièrement. C'est plus long qu'on ne l'espère et plus court qu'on ne le craint. Ce qui compte n'est pas l'intensité des changements, c'est leur régularité.

Les soins proposés ne se substituent pas à un avis, un diagnostic ou un traitement médical.

Portrait d'Isabelle Auger, naturopathe

Isabelle Auger — naturopathe et praticienne en biorésonance, en cabinet à La Teste-de-Buch et à Audenge, sur le Bassin d’Arcachon. Formation médicale en anatomie, physiologie et pathologie, puis sept ans de micronutrition aux côtés des laboratoires COPMED. Mon parcours

Parlons de ce qui vous amène

Le premier échange téléphonique est offert. Un quart d’heure suffit à cerner ce qui vous arrive et à vous dire par quoi commencer.

Pour aller plus loin : la page correspondante