La géobiologie chez soi, à quoi ça sert
Par Isabelle Auger, naturopathe et praticienne en biorésonance sur le Bassin d’Arcachon ·
En résumé : une expertise en géobiologie examine ce qui, dans un lieu, pèse sur le confort de ceux qui y vivent. Trois volets : les perturbations électromagnétiques, que je mesure à l’appareil ; les réseaux telluriques, failles et veines d’eau qui passent sous la maison ; et la mémoire des lieux. Je viens sur place, je corrige ce qui peut l’être, et je vous laisse mes conseils d’aménagement.
Qu’est-ce qu’on regarde dans une maison ?
Une expertise se concentre presque toujours sur les endroits où l’on passe des heures immobiles. La chambre d’abord — huit heures par nuit au même endroit, c’est le seul moment de la journée où l’on ne bouge pas —, le bureau ensuite, le canapé, le lit des enfants.
Le reste de la maison compte beaucoup moins. On traverse un couloir, on ne dort pas dedans.
Le travail se fait en trois volets, et je les mène toujours dans cet ordre.
| Ce qu’on examine | Comment je le repère | Ce que ça change |
|---|---|---|
| Électricité, appareils, radiofréquences | Deux mesureurs, un par gamme de fréquences | Des sources qu’on éloigne ou qu’on débranche, le plus souvent sans dépense |
| Réseaux telluriques, veines d’eau, failles | Baguette, antenne de Lecher, pendule | Ce qui explique qu’un seul endroit de la maison pose problème |
| Mémoire des lieux | Ce que je perçois sur plans puis sur place | Le volet qui débloque les situations que rien d’autre n’explique |
Ce qui se mesure, et avec quoi
L’installation électrique et les appareils. Une tête de lit adossée au tableau électrique ou au compteur, une multiprise sous l’oreiller, une lampe de chevet dont le câble longe le matelas, un radio-réveil à quinze centimètres du crâne : ce sont des situations courantes, et elles se constatent en quelques minutes.
Je les relève avec deux mesureurs Gigahertz Solutions, un par gamme de fréquences. Le ME 3030B donne les champs électrique et magnétique de l’installation domestique, entre 16 Hz et 2 kHz : le tableau, les câbles dans les cloisons, un transformateur. Le HF 35C couvre les hautes fréquences, de 800 MHz à 2,7 GHz, c’est-à-dire la téléphonie mobile, le wifi, les téléphones sans fil et les objets connectés. Son antenne est directionnelle et il restitue le signal en audio : on entend d’où ça vient, et je vous le fais entendre.
Les sources qu’on retrouve le plus souvent dans une chambre : box internet, téléphone posé sur la table de nuit, babyphone à côté du berceau, téléphone sans fil de type DECT dont la base émet aussi en veille — sauf si le mode ECO est activé, ce qui n’est pas toujours le cas par défaut. Cela se vérifie dans le menu du combiné.
Ces champs décroissent vite avec la distance. Pour une source radio, doubler la distance divise par quatre la puissance reçue ; pour un câble ou un bloc d’alimentation, la chute est encore plus rapide. La seule chose gratuite qui marche vraiment, c’est d’éloigner.
Les réseaux telluriques
Réseaux telluriques, veines d’eau souterraines, failles, cheminées cosmo-telluriques, détection à la baguette, à l’antenne de Lecher ou au pendule. C’est la partie la plus connue de la géobiologie, et la plus ancienne : les sourciers repéraient l’eau bien avant que la géologie n’existe comme discipline, et le bâti traditionnel tenait compte du sol longtemps avant qu’on sache le mesurer.
C’est aussi le motif d’appel le plus fréquent, et il revient toujours dans les mêmes termes. Un sommeil haché. « Je me lève plus fatigué que quand je me couche. » Une humeur en baisse depuis l’emménagement. Des douleurs pour lesquelles on n’a rien trouvé. Ces personnes vont bien ailleurs et mal chez elles, et c’est ce décalage qui les décide à m’appeler.
Je travaille avec ces repères, ils orientent ma façon de lire un lieu, et je constate qu’ils me conduisent souvent aux mêmes endroits que les mesures, ce qui est déjà intéressant en soi.
C’est ce qui explique le plus souvent qu’un seul endroit de la maison pose problème pendant que le reste va bien : un lit posé sur un croisement, un bureau au-dessus d’un passage d’eau. Je repère ces passages sur place et je neutralise ce qui peut l’être. Quand la solution tient en deux mètres de déplacement, c’est celle que je vous propose en premier.
La mémoire des lieux
Ce que les occupants précédents ont laissé dans les murs et les sols, ce qu’une maison a traversé, ce qui n’est pas parti avec eux. C’est le volet que la plupart des géobiologues ne traitent pas, et c’est souvent celui qui débloque le reste : un bien qui ne se loue pas malgré un loyer juste, une chambre dont l’enfant ne veut plus sans qu’on sache dire depuis quand.
Le dégagement se fait sur place, parfois entamé dès l’étude sur plans. C’est la partie de mon travail dont je parle le plus longuement en rendez-vous, et la page géobiologie la détaille davantage que je ne peux le faire ici.
Cinq choses à faire ce soir, sans appeler personne
Avant même qu’on se parle, il y a cinq choses que vous pouvez faire vous-même. Elles ne coûtent rien, elles se testent en une semaine, et elles suffisent parfois à changer une nuit.
- Sortez le téléphone de la chambre. Ou au minimum, mode avion, à plus d’un mètre de la tête. C’est souvent la plus utile des cinq, et elle agit surtout sur ce que vous lisez avant de dormir.
- Regardez ce qu’il y a derrière votre tête de lit. De l’autre côté de la cloison : compteur, tableau électrique, réfrigérateur, box internet. Si oui, déplacez le lit.
- Débranchez ce qui n’est pas utile la nuit. Multiprise sous le lit, chargeurs, rallonge qui court le long du matelas.
- Éteignez le wifi la nuit. La plupart des box ont une fonction programmable. Gratuit, réversible, et vous verrez en une semaine si ça change quelque chose.
- Éloignez le babyphone du berceau. Le passer de dix centimètres à un mètre divise la puissance reçue par cent, sans rien perdre en surveillance. Et si l’appareil a un mode déclenché à la voix, activez-le : il n’émet plus qu’au bruit.
Si vous dormez mieux après ça, tant mieux. Si rien ne bouge, c’est déjà une information : ce qui pèse chez vous se trouve ailleurs, et c’est là que mon travail commence.
Ce qui se passe pendant une expertise
Elle commence avant la visite, par l’étude du dossier : plans, orientation, historique du lieu, situation des occupants, ce qui a changé et depuis quand. Une famille qui dort mal depuis un déménagement pose une question différente d’une maison qu’on n’arrive pas à louer. J’arrive donc en sachant déjà où regarder, et une partie du travail sur la mémoire du lieu est souvent entamée à ce stade.
Sur place, comptez une demi-journée pour une maison. Les appareils d’abord, pièce par pièce, en priorité là où vous dormez. La détection ensuite. Puis viennent les corrections et mes conseils d’aménagement, expliqués devant vous plutôt que laissés dans un document. Quand une perturbation demande davantage qu’un déplacement, je vous dis laquelle et pourquoi, et vous restez libre de vous arrêter là.
Cette façon de travailler ne vient pas seulement de chez les particuliers. J’ai suivi des projets menés avec un promoteur bordelais, des architectes, des maîtres d’œuvre en maison bioclimatique et des agences immobilières. Sur un chantier, une recommandation qui ne tient pas debout se voit tout de suite.
L’expertise est au forfait, quelle que soit la surface, et le déroulement complet comme le tarif sont sur la page géobiologie.
Parmi les retours que j’ai reçus, celui-ci raconte bien ce qu’une intervention peut débloquer. Je le publie tel qu’il a été écrit :
Isabelle est intervenue sur une maison que je n’arrivais pas à louer. Après son intervention en géobiologie, la maison a trouvé un locataire. Je recommande vivement son expertise et n’hésiterai pas à renouveler l’expérience.
— Mme Bichon, Bassin d’Arcachon
Les autres sont sur la page témoignages.
Ce qu’il est utile de regarder en parallèle
Le lieu n’explique pas tout, et certaines pistes se travaillent en même temps que lui.
Une fatigue installée depuis des mois mérite un bilan médical, puis un regard sur le sommeil, l’alimentation et le stress : c’est le travail de la naturopathie. Un sommeil qui se dégrade sans cause évidente tient souvent au rythme du cortisol. Pour un enfant qui ne dort pas, le pédiatre reste le premier interlocuteur. Et une odeur qui persiste dans une pièce a le plus souvent une cause matérielle — ventilation, remontée d’humidité, assainissement — qu’un professionnel du bâtiment identifiera vite.
Le premier échange téléphonique ne coûte rien, et il sert exactement à ça : situer ce qui relève du lieu et ce qui se regarde ailleurs. J’interviens sur le Bassin d’Arcachon et en Gironde, le déplacement étant intégré au devis.
À retenir
Commencez par les cinq corrections gratuites, surtout dans les chambres : elles ne coûtent rien et se testent en une semaine. Si rien ne bouge, une expertise reprend le lieu en entier — les mesures à l’appareil, les réseaux telluriques, la mémoire des lieux — et vous saurez d’où vient ce qui pèse chez vous. Le premier échange se fait au téléphone, et il ne coûte rien.
Questions fréquentes
Faut-il y croire pour que ça serve à quelque chose ?
Non, et je ne vous demande d'adhérer à rien. Un lit adossé au tableau électrique s'éloigne, que vous croyiez à quoi que ce soit ou non. Pour le reste, j'étudie le lieu, pas vos convictions : ce que je constate chez les gens depuis des années ne dépend pas de ce qu'ils pensaient en m'appelant.
Combien de temps dure une expertise ?
Comptez une demi-journée sur place pour une maison, précédée d'une étude du dossier sur plans ou sur photos. Une partie du travail est déjà faite quand j'arrive.
Faut-il être présent pendant l'intervention ?
Ce n'est pas nécessaire, tant que j'ai accès aux lieux. Votre présence aide — ce que vous racontez en passant d'une pièce à l'autre oriente la recherche — mais elle ne conditionne pas l'intervention.
Est-ce utile avant d'acheter une maison ?
C'est le meilleur moment, parce que rien n'est encore installé et que tout peut être décidé sur plans. Cela ne remplace évidemment ni le diagnostic technique obligatoire, ni l'avis d'un professionnel du bâtiment.
Les soins proposés ne se substituent pas à un avis, un diagnostic ou un traitement médical.

Isabelle Auger — naturopathe et praticienne en biorésonance, en cabinet à La Teste-de-Buch et à Audenge, sur le Bassin d’Arcachon. Formation médicale en anatomie, physiologie et pathologie, puis sept ans de micronutrition aux côtés des laboratoires COPMED. Mon parcours